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La facturation électronique : obligations légales, meilleures pratiques et logiciels pour les pme

La facturation électronique : obligations légales, meilleures pratiques et logiciels pour les pme

La facturation électronique : obligations légales, meilleures pratiques et logiciels pour les pme

La facturation, c’est un peu comme la compta ou les réunions d’équipe du lundi matin : personne ne s’est lancé dans l’entrepreneuriat pour ça, mais tout le monde doit y passer.

Avec la réforme de la facturation électronique en France, les choses se corsent un peu… mais la bonne nouvelle, c’est que bien gérée, elle peut vraiment simplifier la vie des PME. Moins de paperasse, moins d’erreurs, moins de relances à la main. Et potentiellement, plus de cash qui rentre plus vite.

Dans cet article, on va décortiquer tout ça ensemble :

Objectif : que vous ayez une vision claire, actionnable, et que vous puissiez décider quoi faire dès cette semaine.

Ce que la loi impose vraiment en matière de facturation électronique

La première chose à comprendre, c’est qu’on ne parle pas juste de « factures envoyées par e-mail en PDF ». Ça, ce n’est pas de la facturation électronique au sens légal. La réforme vise quelque chose de beaucoup plus structuré.

En France, la facturation électronique B2B va progressivement devenir obligatoire pour toutes les entreprises assujetties à la TVA, pour les échanges entre entreprises françaises (facturation domestique B2B).

Même si le calendrier initial (2024) a été repoussé, le mouvement est lancé et il ne va pas s’arrêter. C’est une question de “quand”, pas de “si”.

Deux obligations majeures vont concerner les entreprises :

En pratique, cela implique :

Pour les PME, il y a trois grandes questions à se poser :

1. Suis-je concerné ?

Si vous êtes :

alors oui, vous êtes concerné par l’e-invoicing.

2. Que devrai-je transmettre exactement ?

Les factures devront contenir des données normalisées, par exemple :

Ces données devront être transmises dans un format exploitable automatiquement par les systèmes (pas seulement lisible par un humain).

3. Quels sont les risques si je ne me conforme pas ?

On n’est pas dans un scénario « contrôle fiscal dès le lendemain », mais les risques sont réels :

Autrement dit : ce n’est pas seulement une contrainte légale, c’est un sujet de compétitivité. Les entreprises qui prendront le train maintenant auront un vrai avantage opérationnel.

Les bénéfices cachés de la facturation électronique pour une PME

Si on enlève la couche “obligation”, la facturation électronique coche beaucoup de cases intéressantes pour les PME. J’ai vu des dirigeants passer de « encore un truc imposé par l’État » à « pourquoi on n’a pas fait ça plus tôt ? » une fois le système bien mis en place.

Parmi les bénéfices concrets :

Un exemple typique : une petite ESN avec 15 personnes que j’ai accompagnée. Avant la dématérialisation, la responsable admin passait 2 jours par mois à :

Après mise en place d’un logiciel de facturation connecté à un outil comptable :

Résultat : 1,5 jour par mois de gagné, moins d’oubli, moins de tensions avec les clients et une meilleure visibilité sur les encaissements. La conformité légale était presque un “bonus” dans l’histoire.

Les meilleures pratiques pour préparer votre PME à la facturation électronique

Plutôt que d’attendre le dernier moment et subir, vous pouvez transformer cette réforme en opportunité pour remettre à plat (et optimiser) tout votre processus de facturation.

Voici quelques axes concrets.

Cartographier votre processus actuel

Avant d’acheter un logiciel ou de parler d’API, commencez par une feuille et un stylo. Notez :

Cette “cartographie” vous montrera où vous perdez du temps, où il y a des risques d’erreur, et où la facturation électronique peut apporter le plus de valeur.

Nettoyer vos données clients

La facturation électronique va amplifier les problèmes si vos données clients sont déjà un peu “borderline”. Prenez le temps de vérifier :

Plus vos données de base sont propres, plus l’automatisation sera fluide.

Standardiser vos modèles de facture

Si, aujourd’hui, vous avez :

… c’est le moment de réduire la complexité.

Idéalement, vous devriez avoir :

C’est ce que la plupart des logiciels sérieux vous imposent (pour votre bien).

Impliquer votre expert-comptable

Ne faites pas ça dans votre coin. Votre expert-comptable :

Et très souvent, il sera ravi de recevoir des écritures mieux structurées… et de passer moins de temps à déchiffrer vos factures scannées de travers.

Former votre équipe

Le meilleur logiciel du monde ne servira à rien si :

Prévoyez au moins :

Quels types de logiciels pour gérer la facturation électronique ?

Passons maintenant au concret : les outils. Il n’y a pas “un” logiciel miracle, mais plusieurs familles de solutions adaptées selon votre taille, votre niveau de complexité et votre activité.

On peut grossièrement distinguer :

Voyons ça plus en détail.

Les logiciels de facturation simples (idéal TPE / petites PME)

Ils sont adaptés si :

Leur promesse : en quelques heures, vous avez des modèles propres, un suivi des règlements et une base déjà compatible ou préparée pour la facturation électronique.

Fonctionnalités à rechercher :

Quelques exemples (à étudier en fonction de votre contexte et de leur évolution réglementaire) :

Les suites de gestion / ERP PME

Adaptées si :

Ces outils sont souvent plus chers et plus longs à déployer, mais très puissants. Vous les connaissez probablement :

Ils se positionnent clairement pour être raccords avec la facturation électronique (intégration PPF, PDP, formats). C’est un point à valider avec votre intégrateur ou votre revendeur.

Les solutions orientées comptabilité + facturation

Une tendance forte ces dernières années : les outils qui combinent facturation, suivi bancaire et précomptabilité, souvent en lien direct avec votre expert-comptable.

Adaptés si :

Parmi ces solutions :

Intérêt majeur : moins de ressaisie, plus de visibilité. Et une mise en conformité e-invoicing généralement bien prise en charge.

Les plateformes spécialisées facture électronique / PDP

Enfin, il existe des Plateformes de Dématérialisation Partenaires (PDP) ou en passe de l’être, qui se positionnent comme “hub” pour vos factures :

Dans la plupart des cas, vous n’allez pas utiliser une PDP « en direct » comme simple PME, mais :

L’important est de vérifier que la solution que vous choisissez a une stratégie claire :

Comment choisir le bon logiciel de facturation électronique pour votre PME

Devant la jungle des offres, voici quelques critères pragmatiques pour faire votre choix.

1. Votre taille et votre complexité

Plus votre entreprise est simple (1 à 20 personnes, peu de références, peu d’exceptions), plus un outil léger et bien conçu fera l’affaire.

À l’inverse, si vous avez :

alors visez plutôt une solution de gestion plus robuste, quitte à investir davantage au départ.

2. L’intégration avec ce que vous avez déjà

Question clé à poser à chaque éditeur :

Un mauvais choix ici, et vous obtenez des systèmes qui ne se parlent pas, donc des collaborateurs qui ressaisissent tout… l’inverse de l’effet recherché.

3. La conformité actuelle et la roadmap e-invoicing

Évitez les réponses floues du type : “Oui, oui, on va s’y mettre à un moment”. Demandez :

Un éditeur sérieux aura un discours clair (et écrit) sur ces points.

4. L’ergonomie et l’adoption par l’équipe

Prenez le temps de tester. Vraiment.

Un logiciel très complet mais incompréhensible pour votre équipe est un mauvais choix. Un outil un peu moins sophistiqué mais bien adopté sera toujours plus utile.

5. Le coût total, pas juste l’abonnement

Regardez au-delà du prix mensuel affiché :

Comparez ce coût à :

Par où commencer dès maintenant ?

Si vous devez retenir une chose : la facturation électronique n’est pas qu’un changement de format, c’est l’occasion de professionnaliser votre cycle de vente – facturation – encaissement.

Pour avancer concrètement dès cette semaine :

Vous verrez qu’en traitant ce sujet maintenant, à votre rythme, vous gagnerez :

Et si vous faites partie de ceux qui ont encore des factures sous Excel, envoyées en pièce jointe sans suivi… c’est peut-être le meilleur moment pour changer. Votre “vous” dans 12 mois (et votre banquier) vous remerciera.

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